Notes de Cours

Du néolibéralisme, du néo corporatisme et du communisme

Du néolibéralisme

Le néolibéralisme a d’abord pris la forme d’une politique de déconstruction des politiques sociales mises en place pendant les « trente glorieuses », puis a ensuite établit de nombreuses politiques sociales positives, d’une tout autre logique.

Pour exemple, le néolibéralisme a transformé l’assurance-chômage (qui indemnise le citoyen qui ne peut obtenir d’emploi) en assurance-emploi (qui incite les citoyens à trouver un travail). Ainsi, la logique et renversée : on passe d’un paradigme de solidarité sociale à un paradigme d’inclusion/exclusion. Le néolibéralisme, dans sa fonction de régulation sociale, a pour objectif d’inclure tout le monde dans le système de marché. La démarche de cette politique relève donc d’une volonté de différenciation en une infinité de sous-classe, afin de lutter pour l’insertion de chaque groupes formés, selon ses caractéristiques spécifiques.

Le néolibéralisme, en plus d’être une idéologie dominante (qui influe sur notre vision de la société, de l’histoire, des rapports interhumains…), est donc une forme d’État positif et bien définie, qui

Du néo corporatisme

Karl Polanyi analyse les conséquences d’une libéralisation et d’une marchandisation des éléments sociaux sur la société elle-même. Ainsi, la société, face à une marchandisation croissante, opte pour une régulation sociale. Cette méthode s’insère dans la logique du néo corporatisme, qui est une vision de la politique en tant que compromis social entre les travailleurs, les syndicats, le patronat (la société civile)… Ainsi, il faut tout différencier le capitalisme (système idéologique) du néolibéralisme (régulation étatique), pour comprendre que le néo corporatisme est une alternative au néolibéralisme, et ne remet pas en question la logique capitaliste de marché. Le néo corporatisme est une approche qui s’intéresse aux intérêts matériels des acteurs sociaux, et va dans le sens de l’individualisme moderne.

Du communisme

Le communisme moderne (depuis Karl Marx) s’affiche comme une « pleine réalisation de l’individualisme libérale ». Le but du communisme est, par l’intermédiaire d’une action politique de différents degrés selon les étapes, de faire advenir une société sans classe et sans État, qui ne voit que des individus. Ainsi, le communisme politique moderne s’oppose :

  1. À la propriété bourgeoise, qui confère un pouvoir immense à une minorité, et propose la collectivisation.
  2. À la valeur du travail et au fait que le champ du travail peut gagner tous les champs de l’activité sociale.
  3. À l’opposition issue des Lumières qui différencie le monde naturel et le monde social : l’homme, en agissant sur le monde, à travers la société et l’activité sociale, transforme la nature et le monde en général.

Le totalitarisme communiste s’est formé et consolidé en URSS, à cause du fait que la doctrine communiste n’a pas été accomplie dans sa totalité. En effet, la principale cause responsable du caractère totalitaire du régime soviétique est le caractère inachevé du rejet de la notion d’aliénation du travail. La Russie n’a pas émancipé chacun de la notion de travail, elle a fait de tous des travailleurs.

De la véritable contestation du néolibéralisme

On voit donc que la véritable contestation du néolibéralisme ne passe pas par les forme actuelles de néo corporatisme, qui ne remettent pas fondamentalement en cause le marché. La contestation radicale de ce mode de régulation qu’est le néolibéralisme prend alors forme dans le communisme, qui bouleverse les représentations de la propriété et du travail, eux-mêmes fondements de l’idée de marché.

DeLaDifférenceEntreLaContestationDuNéolibéralismeEtUnePolitiqueAnticapitaliste (last edited 2009-11-05 20:22:05 by localhost)